17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 00:44

J’ai encore marché

sur une faille spatio-socialo-temporelle,

visité un monde parallèle,

je suis entrée dans la quatrième dimension.

Je vous en fais part de suite, accrochez-vous

(C’est un peu long, installez-vous).

 

Sonia la Divine, a encore lancé

un merveilleux concours sur son blog.

Pour faire court, je vous invite

à en prendre connaissance par vous-même ici. 

 

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En gros, j’ai été sélectionnée

avec trois autres heureuses élues

à nous bâfrer dans un restaurant très classe,

avec des gens très distingués

et enfin repartir avec pour cadeau,

un soin du visage particulièrement… Raffiné.

Autant dire que ça motive.

J’avais déjà eu cette chance

(Remporter un concours à la Sonia)

il y a maintenant deux ans et, heureuse que j’étais,

je l’avais raconté ici même.

 

Pour se faire, j’ai laissé encore une fois un commentaire

qui se voulait rigolo (J’ai essayé très fort en tous les cas) :

« Ni le terril de couches usagées, de petits pots

et de sopalins remplis de vomitos, que je gravirai à talons.

Ni les interminables embouteillages, les milliers de lectrices assoiffées

 voulant humer le brillant pelage de Charles-Edouard.

Ni la honte intersidérale de tendre la clef de ma poubelle

de Clio 2003 de son état, au voiturier. Rien, rien ne m’empêchera

de venir enfin manger avec dignité et une fourchette,

autre chose que des coquillettes, avec de vrais adultes.

Rien, nothing, nada. Gggrrr, ouaf ».

 

No comment.

 

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-Sonia-

 

Nous avions donc rendez-vous à la grand’ ville,

dans un coin où je ne me hasarde jamais : le 16ième.

Avec une telle pression, j’ai mis beaucoup trop de temps

à tenter de me rendre présentable.

Je rappelle que j’ai subi deux grossesses coup sur coup,

je suis donc loin d’être d’une toute première fraîcheur.

 

Et que je ne me suis pas dégonflée,

du haut de mon département bouseux et campagnard.

Et que j’y suis allée !

Et que j’y suis arrivée bien en retard of course,

en tentant de garer la voiture

quelques arrondissements plus loin

(Histoire d’éviter la fameuse honte intersidérale)

afin d’arriver à peu près dignement.

 

Quoiqu’étant ceinture noire deuxième dan

en Tongue d’Appartement, rien ne dit que la démarche

était assortie aux talons d’une quinzaine de centimètres.

Enfin bref.

Bien entendu je n’ai pas trouvé de place

pour garer la dite poubelle. Bien entendu,

j’ai donc du avoir recours au voiturier (Honte à moi)

et arriver enfin la dernière avec fébrilité,

à l’entrée du « Passiflore ».

 

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C’est bien simple,
on a la sensation d’entrer dans une boîte à bijoux
avec des miroirs, des trucs et des machins
qu’il ne vaut mieux pas casser, sous peine
de prendre un crédit pour les rembourser.
 
Et là, sous une lumière céleste
tombant comme par magie pile poil sur eux :
Sonia et Charles-Édouard.
Ainsi que les trois autres gagnantes, Émilie,
Françoise et Mélanie, et puis le bras droit du chef, Julius.
 
Mon retard, me privant totalement de la discrétion
dont je comptais me draper de pied en cap,
m’a juste transformée en bête curieuse :
LA dernière arrivée, LA pas polie du tout.
J’ai perdu tous mes moyens.
 
Histoire de faire diversion en attendant
le téléchargement d’un nouveau cerveau,
j’ai tenté le fameux envoi de cheveux au ralenti
avec mouvement de tête calculé.
Mais j’avais oublié
que j’étais allée chez le coiffeur la veille,
pour passer de longue chevelure à nuque dégagée.
Un groom (Décoration du coin)
a esquivé la manœuvre foireuse de justesse.
Bref, question première impression,
martinefa repassera.
On ne fait pas illusion si facilement.
  
 
 
 
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-Charles-Édouard-
 
À moi de claquer la bise en faisant le tour de table
(C’était très bon enfant pour le coup)
en commençant par l’Hôte…
 
Pour faire court,
le Charles-Édouard est un homme très beau,
très riche, très grand (aussi oui) et très intelligent
qui a lancé une marque de soins très chère
pour sa femme qu’il aime très beaucoup.
Autant dire que nous,
les chanceuses gagnantes du concours,
étions plutôt émoustillées de partager
un déjeuner avec ce phénomène.
  
 
 
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-Royale de foie gras
baignée d’un cappuccino de champignons-
J’en ai brouté la garniture.
 
On m’a invitée à prendre place
à une table vraiment très distinguée, qui à elle seule,
m’a énormément impressionnée
par sa prestance charismatique.
C’est à ce moment précis que j’ai sérieusement douté
de ma capacité à me fondre dans la masse.
Comment allai-je me débrouiller
pour ne pas faire tache dans ce décor cossu,
pour ne pas choquer les ploutocrates environnants ?
  
 
 
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-Mousseline de homard en saté-citron vert,
riz noir étuvé-
C’est aussi bon que ça en a l’air.
 
Et bien les manches à balais
sont livrés avec les chaises, didon.
Lorsque l’on s’assoit, on est directement vissés dessus
(D’ailleurs une personne présente est payée
pour vous aider à bien positionner l’engin).
Ça ne fait pas mal, non non, le coussinet assorti
amorti bien le tout et nous donne
une station bourgeoise du plus bel effet.
J’ai planqué mes mains non manucurées sous la nappe
et j’ai n’ai plus bougé une oreille.
  
 
 
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-Pastilla croustillante aux fruits-
J’ai oublié comment je m’appelais en la dégustant.
 
Après la lecture du plus passionnant bouquin
que j’aie pu lire depuis longtemps (Le menu)
et la traduction fournie par le tôlier
(Je ne comprenais pas bien tout ce qui était marqué)
il y a eu le défilé des assiettes.
 
Si l’on considère que je n’ai pas touché au chocolat
 ni au fromage, ni à tout ce qui peut être considéré
comme relativement plaisant en bouche
et dévastateur pour les tissus adipeux,
depuis plus de cinq mois
(On ne perd pas de gras sans sacrifices)
j’ai bien dû avoir un orgasme culinaire
rien qu’en voyant le plat déposée devant moi.
Une œuvre d’Art.
  
 
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Oui, c’est bien tout ce qui restait de mon dessert.
 
Avec tout ça, je me suis malgré tout bien tenue,
j’ai bien posé ma fourchette entre les bouchées,
essuyé le coin de mes lèvres avec précaution
sans utiliser le revers de ma manche
et manié chaque couvert l’un après l’autre,
comme je l’ai appris dans « Titanic ».
  
 
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O.M.G.

 

Les discutions étaient joviales et passionnantes,

j’avais la chance inouïe

d’être placée tout près de Sonia !

De mon côté je parlais gamins mais,

c’est lorsque j‘ai évoqué les termes

« élevés sous la mère »

que j’ai senti le point de non retour.

 

Le moment était donc tout trouvé

pour sortir mon encre rehaussée à la feuille d’or,

réalisée pour l’occasion.

Elle représente le blason de la marque EviDenS,

histoire de faire plaisir à Charles-Édouard.

Oui, je suis très lèche cul.

 

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-Encres, aquarelle et feuille d’or - 21x29cm - 2013-

Le W.I.P. par ICI. 

 

Bref, le ballet des mets succulents

m’a ravi les papilles et

j’ai dû fabriquer le lait le plus luxueux

que mon bébé ne boira plus de sitôt.

 

Mais surtout surtout…. J’ai pu réaliser un truc incroyable :

J’ai pu boire mon café

de la première à la dernière goutte,

sans interruption brusque et violente

de l’infanterie infantile.

En prenant mon temps, en savourant,

en laissant s’évacuer tout l’arôme

à chaque toute petite gorgée...

Comme dans la publicité.

 

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LE café.

 

Sans un bébé qui me vomisse dessus

en me tirant les cheveux,

pendant que je tente de ne rien renverser.

Sans enfant qui me pose la même question

cinquante fois de suite, avec niveau sonore croissant

(Question à laquelle il est impossible de répondre,

sinon ce n’est pas drôle).

Sans bébé qui hurle sans aucune raison,

comme si on venait de lui arracher un bras

et qu’il n’avait pas mangé depuis trois jours

(En réalité, la couche est propre

et il est rassasié depuis 17 min et 33 secondes).

Les convertis savent de quoi je cause.

 

Avoir ces cinq petites minutes de pur bonheur libre,

l’esprit débranché…

Je ne pensais pas connaître un tel moment,

une telle extase jouissive

(Je pèse mes mots)

avant une bonne douzaine d’années minimum.

 

Merci Sonia.

 

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L’orge enchanteresse…

 

Sinon par la suite,

nous avons eu le privilège de visiter

le Show-Room EviDenS.

Un boudoir très confortable

où le luxe et la volupté

nous enveloppent de la tête aux pieds.

 

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On a testé des produits,
humer des parfums,
touché de délicats flacons…
Et on a dû dire quelques mots à la caméra,
sous les intempéries
(La pluie n’était pas prévue au programme).
C’était le deal pour repartir
avec un soin adapté à sa petite peau choyée.
  
 
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Et bien c’est à ce moment-là

qu’il y a eu grillage de plomb,

pétage de durite interne :

Toutes mes voyelles sont tombées en panne.

Inutile de décrire la scène,

de pauvres balbutiements inaudibles

qui trébuchent sur la langue,

accompagnés de quelques postillons en sus.

La grande classe.

Je ne sais pas si je vous fournirai

en temps et en heure le lien du résultat filmé…

Je me tâte.

 

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Voilà.

Ils ont été très indulgents,

m’ont laissée repartir sereine, heureuse

et gavée comblée.

Un grand merci encore une fois

à Sonia et Charles-Édouard

qui m’ont offert une belle tranche de pur bonheur.

Published by martinefa - dans martinefa découvertes*