3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:35

AAAllooorrs…

Suite aux propos répétés sur ma descendance, soi-disant qu’elle me pourrirait la vie selon mes propres dires, je me dois de rééquilibrer la balance. Heu non, ce n’est pas parce que je passe mon temps à me plaindre, que je n’aime pas mes gosses.

 

Je ne veux point affoler les futurs parents, scandaliser les «vrais» parents, horrifier les grands-parents. De là à penser que je vais modifier la natalité française, je pense qu’il y a tout de même de la marge. MAIS dans le doute, ne serait-ce vis-à-vis de ma bonne étoile qui, disons-le franchement, fait un travail de dingue et que je n’ai pas envie qu’elle me prenne pour une ingrate finie, je vais sortir l’artillerie lourde. Allons donc faire le topo sur les charmes et tendresses qui existent, lorsque l’on a des enfants. Oui, j’ai bien dit DES. Et oui, il y en a tout plein. C’est juste qu’ils sont tellement rabâchés, flagrants, prouvés et approuvés, que je trouvais plus drôle de traiter l’inverse. Au temps pour moi. Et c’est vrai que ce n’était pas follement original non plus, mais que ça fait du bien lorsque ça sort ! Arrêtons-là deux secondes de se plaindre martinefa et revenons-en à la réalité, avec ses morceaux de douceurs moelleux…

 

Bon bon bon.

Sortez les violons, accrochez-vous à vos mouchoirs, c’est parti. Je me suis arrêtée à une petite dizaine, parce que ce sont de gros pavés qui vont tout vous planter, votre ordi va crier pitié. Mais il en existe des centaines comme cela, of course :

 

- Avoir un bébé, SON bébé pour la première fois dans ses bras, c’est se prendre une monumentale claque (Mais ultra violente, hein) t’apprenant sous tes yeux ébahis, ce que c’est que l’Innocence pure et… Pure. Ce super pouvoir que tu convoitais dans les histoires SF, d’apprendre tout un domaine en trois secondes chrono, bah voilà. Tu SAIS maintenant ce que vouloir donner ta vie veut dire, d’un coup, là. Ta vision du monde en est à jamais transformée. D’ailleurs à ce moment-là il n’existe plus, le monde extérieur. Car c’est juste ce tout petit être, le monde entier. Le reste, tu t’en fous. Même la nana qui t’arrache ton placenta à deux mains, et le mec qui te recoud présentement ton épisio, tu ne les calcules -presque- plus.

 

- Avoir un bébé, c’est découvrir que des pieds qui puent, bah tu aimes ça en fait. Mais juste les siens. Et tu te shootes avec, pour d’obscures raisons insaisissables. Et t’en redemandes.

 

- Avoir un bébé, c’est revoir ses priorités vestimentaires. On lâche prise sur les tâches de vomi, on ne s’inquiète plus de la dégaine que l’on affiche, vu qu’il est impossible d’être présentable plus de dix minutes à la suite. De toutes manières personne ne te regarde, puisque t’as un BÉBÉ.

 

- Avoir un enfant, c’est revoir sa perception de l’art et de la déco. Comme c’est étrange que ce Post-it bariolé de Bic, soit mis en évidence limite encadré avec fierté sur son réfrigérateur. Alors qu’on a passé des années et beaucoup d’euros, a rendre son intérieur chic, confortable et (Croyons-nous) unique au monde. Et pourtant maintenant ce petit bout de papier vaut toutes les toiles de maîtres, tous les meubles à la mode (Et tant mieux parce que je n’ai aucun des deux, arf).

 

- Avoir un enfant, c’est découvrir de nouveaux sentiments mitigés insoupçonnés. Pas faciles à gérer lorsqu’il te récite pour la toute première fois une chanson qu’il a apprise à la crèche (Avec les gestes calculés, s’il vous plaît). Un sentiment molletonné tout chaud (Parce que c’est TON fils fabuleux qui fait ça et que c’est vraiment trop chou) qui est également extrêmement oppressant jusqu’à étouffer ton petit cœur tout mou (Parce que ce n’est pas avec TOI qu’il a découvert ça). Et bien là tu te sens vivante. À fond. Mais t’en pleurerais bon sang.

 

- Avoir des enfants, c’est se transformer en Ninja ceinture noire médaillée. Savoir se déplacer la nuit en s’accrochant aux murs, pour ne pas faire craquer ces saloperies de lattes de parquet et réveiller l’infanterie qui roupille. Avoir des réflexes de tigre pour attraper son bébé qui va se fracasser le crâne. C’est bizarre, un dixième de seconde avant, je n’étais pas de l’autre côté de la pièce à plier mon linge ? (Bon tu n’y arrives pas toujours, ce serait trop beau, hein. On est dans la vraie vie, là).

 

- Avoir des enfants, c’est ne pas basculer du côté noir obscur de la force colérique et garder sa maîtrise de soi en TOUTE circonstance. Bah tu ne te croyais pas aussi forte, ch’te le dis. Et finalement, tu t’aimes un peu plus quand tu assistes à ça.

 

- Avoir des enfants, c’est inventer de nouveaux gros mots « qui passent ».

 

- Avoir des enfants, c’est lire dans leurs yeux un amour inconditionnel. Se trouver belle et intelligente par quelqu’un qui le pense vraiment. Wow. Bon ça ne durera pas, profitons-en ces dix premières années, fissa.

 

- Avoir des enfants, dans un monde où on les respecte vraiment j’entends, c’est devenir particulièrement aware du besoin des autres. Et ne pas comprendre mais alors PAS DU TOUT, comment des masses de gens puissent se déplacer CONTRE le droit d’autres gens. En mettant leurs poussettes en première ligne en plus. Ils font la morale alors que c’est bien au sein de familles « bien comme il faut », qu’il y a deux enfants par jour qui succombent sous leur « amour ». Mais PUTAIN DEUX PAR JOUR. Je suis hétéro, j’ai fait deux mômes par voies naturelles avec le même homme, avec qui je suis depuis plus de douze ans, ça ne me permet pas de venir râler sur le projet d’amour d’autres personnes. Si toute cette énergie était utilisée pour de VRAIES bonnes causes comme Enfance et Partage ou les Restos du Cœur, oui là le monde changerait, MERDE.

 

Heu, quel est le rapport martinefa ? Tu t’égares là.

Tu mélanges absolument tout.

 

Oui mais non.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*