1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 09:25
Et bien tout d’abord, visiteurs avertis,
je vous souhaite une excellente année.
Quelle vous soit fructueuse à souhait
et des plus agréables.
Que vos désirs soient comblés
et vos bonheurs préservés.
 
Ça, c’est fait.
 

 

Maintenant si vous êtes pressés, vous pouvez retourner à une vie normale. Si vous avez quelques minutes à perdre, vous pouvez vous informer de ce qu’il va suivre. Un long monologue narcissique (Après tout, c’est le but d’un blog) vous exposera le programme de ces douze prochains mois chez martinefa.

 

Alors non, il ne s’agit pas vraiment de résolutions.

Déjà parce que ça fait plus de deux ans que je traîne ces sentiments mitigés, qui ont commencé par une prise de conscience violente sur la tarttitude guimauvesque environnante. Une très belle claque. Ensuite des changements ont amorcé, se sont développés et affirmés depuis plusieurs mois maintenant. Ces grands chambardements, je les voulais dans une totale globalité. La toute martinefa dans son ensemble. Pour évoluer dans mon travail, j’avais besoin que tout soit en symbiose.

Rien à voir avec la nouvelle année.

 

Avoir une second enfant, c’était bien sûr un choix.

Un choix partagé et particulièrement bien accueilli, of course. Mais je savais également que ça allait bien mettre encore le bazar dans mon planning professionnel. Je ronge donc mon frein pour l’instant, mais cela donne un bouillonnement intérieur incroyable. Les idées s’accumulent, les envies d’évoluer restent bloquées en attendant d’avoir à nouveau quelques heures à la suite pour bosser.

Je veux donc être super efficace et bien utiliser le peu de temps que j’ai parfois de libre. On a surtout la chance ma famille et moi (Je touche ma tête de bois) de n’avoir aucun souci de santé et de se la couler douce entre les couches, les vomitos et les gastroentérites de rigueur… Pourvu que cela dure, je savoure ma bonne fortune tant qu’elle voudra bien nous durer. Sans compter que mes enfants sont formidables, adorables et tous deux frappés d’une bogossitude aigüe. Je sais que tous les parents pensent ça des leurs, mais moi c’est vrai picétou.

 

Donc en quoi cela va changer pour mon travail et pour vous, chers visiteurs fidèles (Il y en a, m’assurent les statistiques en coulisses) ? Déjà, je ne veux plus créer quoi que ce soit de tarte ou de raté.  Le raté reconnu immédiatement comme tel, sera détruit sur-le-champ. Pour commencer, ce serait bien.

Je vais continuer les commandes de portraits académiques (Je n’en avais même pas causé par ici d’ailleurs) il faut bien bouffer. J’ai des rejetons qui ont faim. Et j’avoue prendre mon pied à les faire. Ensuite, j’assume et continuerai mes volumes rouillés, je les aime d’amour, je veux bien poursuivre cette voie-là. Mon « bestiaire encré » m’apporte de la satisfaction également et mes « trucs de la semaine » aussi, mais je vais bien les sélectionner maintenant. Mon bouquin en cours se trouve dans de bonnes ondes pour l’instant, donc je le maintiens à flot.

 

Mais à part ça, ‘va falloir que je fasse de vrais travaux et arrêter les trucs et les machins guimauvesques. Entendons-nous bien, je n’ai rien contre tout ce qui est féerique. Seulement de très nombreux talentueux s’y dévouent déjà corps et âmes alors que personnellement de mon côté, c’est bien moins réussi. Cela donne une bouillabaisse pas très digeste. Autant être réaliste. Je crois qu’entre ma seconde épisiotomie et tout ce que je croise sur Facebook (Non ce n’est pas lié, mais le ressenti est le même) j’en ai marre de me sentir mal cataloguée dans une ambiance qui ne me correspond plus. Si j’arrive encore à faire rêver à ma manière, tant mieux. Mais la priorité en revient à la peinture à l’huile et originaux de tous poils, destinés à  la mise en vente, un jour. (Restons pragmatiques)

 

DONC, je range mon atelier pour qu’une grande partie ne soit consacrée qu’à la peinture et aux encres (J’utilise le présent car cela fait déjà trois jours complets que je m’y attèle et c’est loin d’être terminé). Que ce soit pratique et que je puisse y entasser mes futures toiles sans être bloquée par l’impossibilité de stocker mes futurs travaux. Ça parait con, mais ça joue vachement. Et j’élimine tout ce qui m’encombre. Je fais place nette sur les matières premières que je garde pour mes prochains volumes, je sais maintenant d’expérience ce qui est vraiment exploitable et ce qui obstrue inutilement mon espace vital.

 

Le blog, je n’y publierai que des trucs qui me plaisent vraiment et plus du tout pour le remplir avec n’importe quoi. Tant pis si cela divise par dix les publications. Bon, je dirai peut-être deux/trois bêtises qui me démangent de temps en temps. Je ferme les commentaires, ils n’étaient pas très usités de toutes manières et je n’ai pas envie d’être influencée. Cela me purgera de Facebook où tout le monde cherche des « like » et autres réactions. Ça me reposera de ne plus rien attendre. Si quelqu’un a un truc important à me dire, il y a tout ce qu’il faut pour me contacter et il reste FB, c’est fait pour ça ce truc infect.

 

Pour ce qui est de mon moi à moi, je me suis débarrassé de ma masse graisseuse qui me gênait et ne me servait à rien. Si, ça entre en compte. Et je n’ai rien contre les rondes hein, c’est juste que ça m’encombre et que cela ne me va pas du tout du tout. Ça m’a pris du temps et quinze kilos en moins plus tard, je me suis coupé les cheveux, choses futiles également. Je perdais de longues minutes à les coiffer et ils s’éparpillaient partout dans l’atelier. Maintenant que j’ai récupéré mon corps qui ne m’appartenait plus depuis près de cinq ans, entre les cures pré-gestationnelles, les grossesses, l’allaitement, blabla… Je vais y faire graver mon territoire à l’encre, le rendez-vous est pris. J’ai hâte de connaître cette nouvelle douleur et de me sentir à nouveau dans ma peau. Une nouvelle peau et l’activité physique reviendra avec l’allégement du planning familial.

 

Un autre élément à me débarrasser de toute urgence : Mon manque de confiance en moi. Ça m’a pourri l’existence bien comme il faut ces quarante premières années, y’en a marre. (« Se débarrasser d’un manque » excellent sujet. Vous pouvez m’envoyer vos copies par MP)

Rien d’artistique dans tout ça me direz-vous. L’état du corps et d’esprit sont importants pour la création et ce ne sont que les changements auxquels je pouvais toucher tout en m’occupant de mon bébé. Dès que celui-ci sera placé en journée chez une assistante maternelle (Espérons pour septembre, mais je suis à la merci du choix de la mairie) je me lâche enfin.

 

Il s’agit peut-être de ma petite crise de la quarantaine.

Ou d’une espèce de coming out existentiel.

Ou je trempe un orteil dans le monde des adultes, qui sait.

Je vais avoir deux fois vingt ans cette année, ça me chamboule sûrement autant qu’à mes trente ans. J’avais également perdu une dizaine de kilos, couru trois marathons, coupé mes cheveux pour la première fois ultra courts et commencé mes volumes rouillés reconnus maintenant comme « Steampunk ». Ajoutons à cela la perte d’êtres chers, deux grossesses et une décennie, ça vous bousille une bonne femme. Alors je me prends en main et me reconstruis. Plus de temps à perdre, merde.

 

J’espère que j’évoluerai. Dans le bon sens, pourquoi pas.

Je ne compte pas tomber dans le morbide qui effraie la bonne famille comme il fût un temps, mais je ne veux plus frôler ce qui ne correspond plus ni à mon état d’esprit, ni à mon âge. Le culcul la praline dans lequel j’excelle, sera à l’avenir réservé à la sphère familiale, pour mes bébés à moi. Si ça déborde ici sur le net, fouettez-moi.

Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour vous infester dès le début de l’année, mais pour m’engager d’une certaine manière à tenir mes décisions avec ténacité et à garder ma détermination intacte au maximum.

 

Voilà, c’est tout pour le moment.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*