25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 17:58

Un truc de la semaine, ça fait longtemps.

 

Depuis que je suis doublement maman, les idées de truc de la semaine fleurissent, s’accumulent, s’entassent. Je les note pour les réaliser peut-être plus tard si j’en ai le temps. Mais alors celui-là, il fallait qu’il sorte. Parce que.

Si vous avez les moyens de me l’offrir, ou de vous cotiser pour que j’en bénéficie, allez-y s’il vous plait… Mes futures non-rides en dépendent.

 

 

Une saloperie de petite fée m’a filé une malédiction aux fesses.

Elle s’est penchée sur mon berceau lorsque j’étais tout bébé et me tint à peu près ce ramage :

 

« De ta prime enfance à ta troisième décennie,

Trouver ton âge exact, personne n’arrivera.

Mais une fois ta période nullipare finie,

Là comme par magie, ta jeunesse chavirera.

Car…

 

Ton ainé toute la nuit son doudou cherchera et dans le babyphone toussera.

 

Si dans ta bienveillance cela ne t’atteint pas,

Ton bébé une méchante dent ses gencives percera et sa couche se remplira.

 

Si dans ton infinie patience cet épisode ne te dérange pas,

Le père de tes enfants dans tes oreilles ronflera.

 

Si dans ton incroyable indulgence cette ignominie ne te contrarie pas,

Ton conjoint en te secouant à cinq heures du matin, cette question te posera :

« Il est où le bébé ? »

(WTF ? Mais dans son lit, BORDEL !)

 

Même si toutefois ton dévouement est tel, que ce supplice ne t’ennuie pas,

Bien que fatigué mais beaucoup trop stressé, de se rendormir ton organisme oubliera.

 

Si tu as la moindre chance de te reposer en journée, que ton bébé ne t’embête pas,

Le facteur à ta porte sonnera.

 

Si malgré tout, par bonheur tu t’allonges dans le silence et que ton nourrisson ne se réveille pas,

Ton voisin son mur percera.

 

Si dans ta bonne volonté, zen tu es restée et la perceuse s’est arrêtée,

De l’une des trop nombreuses erreurs quotidiennes, ton téléphone vibrera.

 

Si tu crois que le sort n’a plus assez d’imagination, que c’en est terminé :

Une saloperie de put*** de porte quelque part dans l’immeuble, avec une ordure de pourriture de courant d’air toute la journée jouera. Et tu ne sauras jamais, nan JAMAIS, à qu’elle minute, à quelle seconde elle claquera à nouveau la prochaine fois !

(Oui parce qu’elle sait se rouvrir toute seule, tiens !)

 

Si la dernière demi-heure de libre de la journée, ton sommeil tu croies pouvoir y consacrer,

Ton bébé ses énormes et assourdissantes lamentations reprendra.

 

Et comme par un incroyable prodige, pour la semaine qui va arriver,

Une gastro ou une bronchiolite ou une scarlatine, au programme sera.

 

Bref quoique tu fasses, quoique tu essaies,

Un regard cerné à jamais tu arboreras. »

Published by martinefa - dans Le truc de la semaine*