29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 17:32
***
Pour ceux qui ont suivi,
je suis donc retournée là-haut, sur la montagne,
intervenir une deuxième fois
auprès des mêmes victimes jeunes
(les pauvres)
pour travailler en illustration.


 


Comme il s’agissait-là
d’interventions en deux matinées,
j’avais à ma disposition une après-midi
pour faire ce dont bon me semblait
en ces lieux célestes.

N’ayant pas beaucoup de loisirs ces derniers temps,
j’ai tout simplement essayé
de condenser au maximum
promenade/adrénaline/découvertes
en quelques heures seulement.


 
*                                     *

 

Bah j’ai été servie.


 


Je suis donc partie comme une fleur sur un sentier
qui se voulait aux tout premiers abords,
champêtre et reposant.


 

Et puis, je me suis prise au jeu,
surtout lorsqu’il s’est transformé en ça :


 


Il faut savoir une chose,
si martinefa n’a pas peur du noir, des araignées,
des rats ou même des présentateurs télé,
elle a tout de même une sacrée frousse
niveau vertige.


Alors l’échelle, elle l’a bien accrochée,
limite crampes au niveau des bras
tellement elle était détendue, la fille.


C’est d’ailleurs pour cela
que vous ne les voyez que d’en bas les échelles,
parce qu’elle est même pas fichue
de prendre un cliché en plongée totale,
sans tourner de l’œil.


 


Et puis il faut savoir autre chose :
vous connaissez ces pitichats
qui montent, qui montent
et une fois arrivés tout en haut de l’arbre
ou du lampadaire,
ils crient leur désespoir
jusqu’à ce qu’une armée de pompiers musclés
vienne à leur secours ?


Et bin martinefa, elle est pareille.


 


Une fois que j’ai eu ma petite crise
de panique tremblotante pour arriver en haut,
ce n’est que là, of course,
que je me suis demandée
comment j’allais bien pouvoir redescendre…


Donc dans le doute et la logique la plus totale (sisi)
j’ai continué à monter
en me disant que je trouverai bien une solution.
Et à chaque fois
que je croisais un groupe de randonneurs,
je posais la même question :
« On est pas obligés de redescendre par là,
dites-moi ? »


« Bien sûr que si voyons !
Il n’y a pas d’autre chemin ! »


« Pas possib’ »
que je me disais,
« il y a forcément un autre moyen ! ».

Et je continuais à monter dans ma bêtise.


Ah oui parce que dans la montagne,
vous le savez sûrement,
tout le monde se dit bonjour, c’est la règle.
’ faut être poli hein, même si t’as mal aux cuisses.
Et la personne qui gravit la montée a priorité;
comme ça ceux qui descendent,
profitent du spectacle de l’agonie dégoulinante
du randonneur qui monte, en attendant qu’il passe.


J’ai quand même réussi à croiser un mini groupe
à qui j’ai lancé mon bonjour obligatoire,
dont l’une des nanas a craché à son homme
qui m’avait répondu courtoisement :
« C’est qui cette poufiasse celle-là ? »
« Mais j’en sais rien, ma chérie !»
« Tu la connais ? »
« Mais non ! »

*ambiance*
*


Au bout de près de trois heures de montée,
j’ai commencé à bien m’inquiéter.

Plus j’avançais, plus j’aggravais ma situation.
Mais bon, de nombreuses bénédictions
venaient justifier mes efforts :


 

*                                     *
 
*                                     *


 


Avec ce bouquetin-là,
on a même taillé une bavette tous les deux.
Lui son herbe,
moi ma gentille bouteille de boisson gazeuse
qui m’avait préalablement explosé à la figure
en me rendant les cuisses toutes collantes
(Ceci n’est qu’un détail, je sais, mais ça fait ch… !)


 

Il s’est gentiment laissé prendre en photo,
par contre, lorsque j’ai sorti mon carnet de croquis,
bah il a fait un drôle de bruit.
Ressemblant nettement
à une revendication à
la Lona.

Je n’ai pas insisté,
je ne sais pas de quoi elles sont capables hein,
ces bestioles.
Ce n’était peut-être pas dans son contrat
d’agent d’accueil de touristes,
allez savoir.
*

Le dernier groupe que j’ai croisé, m’a carrément dit :
« Vous devriez plutôt passer la nuit au refuge ! »
(Oui parce qu’il était déjà 17h quand même)
« Vous êtes courageuse
de vouloir descendre ce soir ! »
« Ou complètement stupide »
rongeais-je intérieurement.

De toutes manières, je n’avais pas le choix,
vu que j’étais partie sans fric,
avec presque pas de victuaille.

(Des baffes que je méritais, je vous dis !)


Donc tout en haut,
il y avait ce qu’ils appellent « Le Lac Blanc » :


 


C’est joli, mais il ne fallait pas trop traîner.
Et effectivement, il y avait bien un autre chemin,
en passant par un autre col,
m’assura le tenancier du refuge…
« Mais grouillez-vous, il va bientôt faire nuit »
ajouta son pote.
J’ai gloussé bêtement, mais c’est vrai :
En montagne,
la vallée et les chemins sont vite assombris.


Bon, tant pis pour les croquis aquarellés, on y va.

 

Et je suis repartie,
avec mes jambes fatiguées
qui commençaient à m’envoyer
des signaux pas très affectueux.


Et par ce chemin-là, j’ai été servie :
Rien qu’à moi qu’il était.
Il n’y avait plus personne.


 

Sauf un chamois,
on s’est fait peur à tous les deux
et je n’ai pas eu le temps de dégainer l’objectif
avant qu’il ne me fausse compagnie.

 

Plus le soleil baissait vers la crête des montagnes,
plus je m’inquiétais,
plus j’essayais d’avancer rapidement.
Sauf que je descends moins bien que je ne monte,
froussarde que je suis.

Au bout d’une heure, enfin ! :


 


Au moins j’étais dans la bonne direction.
Il ne restait plus qu’à essayer
de ne pas finir la descente
en roulant dans la rocaille.

Avec des jambes en compote,
ça commençait à être de plus en plus utopique.

J’ai même reçu un appel des animateurs des jeunes
qui se demandaient
où je pouvais bien traîner mes guêtres.
Mais ils ne pouvaient rien faire pour moi,
si ce n’est s’inquiéter pour la p’tite parisienne :
Va-t-elle arriver en un seul morceau ?

 

Je me le suis sérieusement demandé,
surtout lorsque je suis tombée là-dessus :


 


Bah
je ne lui ai pas demandé un autographe hein,
vu la paire qu’il avait.
(De cornes voyons !)

J’ai fait comme si je passais mon chemin,
même si il était un peu dessus, en fait.

Un quart heure après, je me retournais encore
au cas où il avait envie de me virer
de sa montagne d’un coup bien placé.

Pour une fois que le chemin était aisé…
C'est-à-dire, sans des rochers
qui te font demander si ton sentier est toujours là,
si c’est normal de devoir escalader ce machin,
sauter par-dessus ce truc,
toussa.


Et puis dans ces moments-là,
c’est bizarre,
on commence à avoir de drôles de pensées :


« Je ne reverrai jamais mon canapé ! »


« On va me retrouver dans deux mois
écrabouillée au fond d’un ravin ! »


« Que va devenir ma Lona ? »


’marrant comme on dramatise vite en montagne !
Je dis ça maintenant, mais je n’étais pas fière.

Mais à force d’entêtement
digne du pire bull terrier qui soit,
je suis revenue fourbue, mais heureuse.




Seulement les jambes douloureuses
et bien elles se sont bien vengées le lendemain
durant les neuf heures de train.
Des fourmis rouges transgéniques
tout partout qui te dévorent
des muscles aux os,
devoir rester digne en marchant avec des courbatures
d’une randonneuse d’un jour,
tout en tentant de rester sociablement abordable.

Quoique…

 

Lors d’une de mes nombreuses correspondances,
une nana s’approche :

machine :  «S’cusez, c’est bien le train pour machin ? »

C’est pas écrit sncf sur mon front
martinefa : « Je suppose,
vu que la dame vient de le dire au micro »

machine : « Parce que mon père
il m’a dit de ne pas bouger de quai,
que c’était le même »

*arbore mon expression la plus joviale = porte de prison*


machine : « Tu viens d’où ? »
martinefa : « 77 »

machine : « Oh, c’est un truc de fou !
Je suis du 75 !!! »

Je me suis demandée si ça valait le coup
de calculer avec elle ce genre de probabilité
avec un train de direction PARIS/Gare de Lyon.
Et puis non.


machine : « Il est long ce train, non ? »

*mon détecteur bionique anticipe un briquet qui frétille,
prêt à s’expulser d’une poche de jean*

machine : « Tu veux une cigarette ? »

martinefa : « Nan. »

machine : « Tu fumes ? »

martinefa : «  NAN. »

*dégaine la sienne et l’allume*


machine : « C’est bizarre,
il n’y a pas de numéro de place sur mon billet… »

martinefa : « Parce que tu peux te placer où tu veux,
du moment que tu es en seconde classe »

machine : « C’est vachement bien ça ! »

*la vois arriver avec ses gros sabots*

machine : « On peut se mettre ensemble, dis ? »

*bingo*

 

Le train est arrivé,
ne me demandez pas comment
je peux jouer la fille de l’air
avec une valise de 25 kilos,
mais la nana ne m’a jamais revue.

C’est toute la magie martinefa.

Super aimable je suis, parfois.


* 

Il ne faut pas que je me plaigne cette fois-ci,
pas trop d’agressions olfactives
de la part de mes compatriotes à bagages.
C’était plutôt auditif.

Un gamin en très bas age
qui pleurait lorsqu’il ne toussait pas
(à en faire pitié, même à moi)
et un autre gamin... Bah, heu, normal,
mais ça suffit a ruiner l’ambiance de tout un wagon.

Je les avais en stéréo,
un devant, un derrière,
son dolby surroôÔ0ûund !

*mode on*

Que la force soit avec toi !

 

En bref,
contente d’être de nouveau devant mon écran !

:)

Enjoy !
*




Published by martinefa - dans martinefa découvertes*
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 20:44
***

Elegy,

magazine spécialisé Musique et Culture Gothiques,

me fait l’honneur d’une petite rubrique

consacrée aux Fabliaux :


 

Elegy m’a toujours soutenue et ce,

depuis ma toute première exposition parisienne

(mai 2005)
Un grand merci à toute l’équipe !

*

Par ailleurs,

Le magazine « le 21e Arrondissement »

("le magazine de l’Elite" je site !)

présente le prochain Festival

de l’Art Imaginaire et Fantastique

à Beaumont-en-Auge,

le 08 et 09 Août 2009 :

Les Poissons d’Avril et la Fégrelo

nous y attendent déjà !

Si vous passez dans les environs,

n’hésitez pas,

c’est joli comme tout !

***

Published by martinefa - dans martinefa* vue par les zôtres
22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 20:38
*

Oui je sais,

je ne suis vraiment pas présente par ici,

ce n’est ni instructif, ni rigolo

et il n’y a même pas

de joulies choses à voir en ce moment.

 

C’est qu’il se passe tout plein de trucs pas croyab’

qui perturbent jusqu’à mes précieuses heures
de sommeil travail,

d’un rythme effréné que je n’arriverai pas trop à décrire.

M’enfin !

 

Pour exemple, lundi et mardi dernier,

(hier quoi)

dans ces deux petits jours,

je me suis tapé pas moins de 18 heures de train,

dont six radieux et joyeux changements,
avec tout plein d'escaliers tout partout
(mais comment font les personnes à mobilité réduite ?)
dont un train qui s’est transformé

en car sncf qui se paume dans la vallée,

dont des voyageurs qui aiment le contact humain

mais qui ne connaissent toujours pas

cette merveilleuse invention qu’est le DEODORANT

c'est pourtant l'un des rares trucs magiques
disponibles en grandes surfaces

et partagent leur ignorance sur la chose

avec les personnes ayant la chance de se trouver

dans les quelques mètres alentours

et ce, des heures durant,

toussa.


Je ne pensais pas d’ailleurs auparavant,

que de si petites aisselles féminines
pouvant secréter autant.

Je crois fermement que cette jeune dame-là,

bien sous tous rapports au demeurant,

intéresserait fortement la NASA.

bref.

 

Mais pourquoi dans tant de sacrifices me direz-vous ?

Mais pour une ‘intervention’ comme on dit,

en illustration dans un centre de vacances

avec de joyeux lurons tout jeunes

qui un jour reprendront peut-être le flambeau

des illustrateurs Zactuels.

(mais pas trop vite, hein les gars…)

 

Tant de partages, de mirettes Zassoiffées…

Oui, c’est très enrichissant.


Et en plus, j’ai pu profiter de ça :


 
*                                     *
 

C’est aux alentours de Chamonix,

c’est beau comme tout

avec des tout petits chalets fleuris

et des petites marmottes

qui mettent le chocolat dans le papier alu.

 

Et je remets ce périple sur les rails

la semaine prochaine,

avec un peu plus de temps cette fois-ci,

ce qui me permettra peut-être
de croquer un peu je l’espère,

cette Nature environnante foisonnante,

à coup de mines de plomb et d’aquarelle.

 

Je suis donc revenue hier soir très tard

et ce matin, j’avais un rendez-vous pro

de l’autre côté de Paname auquel se sont joints

quelques uns de mes volumes =

plus de deux heures d’embouteillages parisiens.

Ô joie.

Sans parler d'avoir amené la miss Lona 
en villégiature du côté de Limoges,
déposé quelques œuvres en Normandie
et je ne sais plus pour le reste,
je m'y perds. 


Tout ceci avec tout plein de choses en cours,

comme je vous l’ai promis.

Voici donc l’explication par A+B

du pourquoi du comment de ma présence latente,

sur ce petit blog désert.

voili.

 


Sinon, pour le petit jeu avec Georges,

les sept erreurs ont été trouvées

(un peu rapidement, mazette)

je remercie donc aux participants

d’avoir jouer le jeu :




Je tâcherai à l’avenir de vous proposer

d’autres sauteries et joyeusetés du genre.

voili.
*

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 08:32
***

Comme il paraît que j’entretiens

‘hitchcockiennement’ le suspens,

(Je site ^^)

je vous propose un petit jeu des sept erreurs

en attendant les nouveautés à venir.

*
Vous pouvez m’envoyer

vos résultats par email,

(Contact en haut à gauche ! Ou par le biais du site !)
le(a) premier(ère) à les trouver

recevra un petit cadeau par voie postale…

(Clic clic pour voir plus grand !)



Frérot, tu es interdit de concours,

tes aptitudes bioniques te disqualifient d’entrée !
*

- CONCOURS REMPORTE -

-FELICITATIONS A L'HEUREUX GAGNANT-

- (solution au prochain bulletin) - 

* 

Published by martinefa - dans Jouons Z'un peu*
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 10:11
*
C'est moi que v'là.
*
Oouui|Îîi...

Je sais.
Il ne se passe plus rien sur ce fichu blog,
c'est un scandale.
*
Mais c'est pour mieux vous servir par la suite !
^^
Effectivement,
dans les ateliers martinefa se préparent
tout plein de nouveautés,
intenables d'impatience...
C'est pour bientôt.
*
En attendant,
quelques fleurs de saison*


 
*                       *
 
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*
Published by martinefa - dans Photographies*
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 16:17

*
Je ne suis pas très présente sur le blog,

je ne poste pas grand-chose de passionnant,

mais il y a pas mal de chantiers en cours

dont je ne peux en toucher quelques mots,

  pour l'instant.

En attendant,
quelques dédicaces intra-muros :

*                              *


*                              *

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*                              *
*

Sur la dernière apparaît

la toute récente fantaisie

des ateliers martinefa* :



Et oui à partir de maintenant,
la Fégrelo se verra tamponnée tout partout !


*

Published by martinefa - dans Dédicaces*
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 16:33
Published by martinefa - dans Photographies*
29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 13:30
***

Aujourd’hui, et depuis plus d’un mois et demi,

voici ce qu’il se passe sous ma fenêtre :


 

'ACH'TEMENT  PRATIQUE
POUR DORMIR SE CONCENTRER.

VDM

*
Heureusement pour moi,

chaque soir,

j’ai un concert privé…




*
Published by martinefa - dans martinefa blabla*
27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 12:02
*

Une talentueuse des plus exceptionnelles

pour accompagner ce week-end ensoleillé.

Pour vous parler d’un art inhabituel,

que vous avez certainement déjà croisé.

 

Cali Rezo est une femme artiste,

qui aime peindre, chanter, dessiner,
prendre des photos, grabouiller, bricoler...

Le tout avec un talent assurément inné,

mais aussi toujours toujours acharné,

appliqué, poursuivi jour après jour.

Avec toujours autant de passion.

 

Cali ne s’arrête jamais.

Et partage avec les visiteurs de son blog,

ses travaux, ses réflexions, ses bricolages…

Et ses chansons à savourer sans modération.

Cali m’a fait l’honneur de sa présence

lors de l’un de mes vernissages

et c’est avec émotion

que j’ai reçu ce souvenir

en habit de laine et de tissage :




Je vous invite à découvrir sur son blog,
sa toute dernière
œuvre somptueuse
prénommée joliment "Ouafisserie" !

*
CALI REZO*

Son SITE

Son BLOG
Son MYSPACE
*
Published by martinefa - dans Zamis Talentueurs
24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 16:05
*
J'ai un peu loupé le coche.
Ça fait déjà depuis le 14 mai que ce livre est sorti,
bien longtemps que des exemplaires
ont atterri dans ma boîte aux lettres.
C'est en voyant la publicité de la fnac tout partout
que je me suis rappelé à mon bon souvenir
la suite du
sujet déjà abordé...


 

Donc illustration digitale
à la tablette Wacom.
Un honneur d'illustrer un maître du genre...



J'ai déjà dit que je préférais la version encre ?
Oui, bah je le redis.
*
Published by martinefa - dans Illustrations*