28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 07:03

Un petit pétage de gueule là, tout de suite… À jeun. Éloignez les enfants car je risque fort de ne pas être très polie. Ça va me faire du bien (mais je ne sais pas si vous tiendrez jusqu’au bout).

 

Le blog que vous avez actuellement de suite sous vos belles prunelles averties, que vous subissez lisez peut-être depuis des années maintenant et je vous en remercie chaleureusement pour cela, ce blog donc, est en fait un « overblog ». Cela fait plus de six longues années que je l’ai ouvert et en gros, c’est à peu près à la même période que j’ai commencé à le regretter.

 

Déjà pour ses régulières « évolutions » pourries que très rarement annoncées qui, soi-disant pour nous ramener un truc dont on n’a pas besoin et encore moins à foutre, nous retire une ou deux options indispensables. Pourquoi pas.

 

Devoir se mettre au HTML poussé afin d’obtenir une apparence potable, c’est bien à moi de m’adapter me direz-vous. Certes. Je ne suis pas contre apprendre quelques trucs utiles (découverts seule bien sûr) quand bien même ils me coûtent un inestimable quota horaire quotidien.

 

Batailler beaucoup trop souvent pour ôter leurs puantes publicités qu’ils placardent tout partout sans vergogne, sous prétexte que je vais devenir millionnaire en vous les imposant jusqu’à la nausée, ça commence à me les briser menu. Mais alors bien.

 

Mais le pompon pris en pleine poire dernièrement, chaleureusement annoncé par un -je cite- « La mise à jour de votre blog a été réalisée sans votre accord avec succès ! » (veuillez noter le côté suspect du machin) a eu dans les faits (et parmi tant d’autres bien sûr) des conséquences désastreuses sur ce qu’ils appelaient autrefois mes « Albums ». Ces albums me servaient tout simplement de books professionnels, d’archives personnelles, de site quasi complet. Sachez au demeurant que ce lien vers mes défunts albums, vous conduit vers une page perso, hébergée par un serveur privé. J’avais bien fait d’ailleurs il y a longtemps, d’y mettre tous ces liens faits maison, lorsque je sentais que ça commençait à puer tout ce bordel. Vu que pour exemple leur propre lien tout neuf à eux, est vraiment bordélique et ingérable en coulisse. Voilà, c’est dit. Et tous les clichés que vous voyez dans mes articles, sont eux aussi accueillis ailleurs que chez « overblog » et heureusement. Je ne sais pas à quoi j’ai échappé là, sérieux. Bref.

 

Donc, les « Albums » devenus des « Pages » (toujours pas compris le rapport) avec les documents présentés au petit bonheur, sans aucun ordre (ni chronologique, ni alphabétique) et surtout… Sans plus aucun des explicatifs que j’avais pris soin d’agrémenter minutieusement et avec amour à chacun, toutes ces belles années durant. Plus de titre, de dimension, de technique, de copyright, d’année de réalisation, d’anecdote, de lien... Bref, tout ce qui pour moi donnait un sens à ces différents catalogues de mes travaux a tout simplement disparu. Poubelle non recyclable, hop. Bien sûr ce n’est pas très important et tout le monde s’en fout (et vous avez bien raison) mais c’était pour moi un outil essentiel dont j’usais et abusais quotidiennement.

 

Je leur ai bien indiqué qu’ils m’en trouvaient « outrée et profondément dégoûtée » mais ils s’en carrent l’oignon, pensez-bien. Et lorsque que je creuse un peu pour savoir comment ils ont pu prendre ce manque de respect du travail d’autrui (ou des souvenirs familiaux pour d’autres blogueurs malchanceux) pour une judicieuse idée, ils notent qu’ils ont « réussi » a garder nos documents. Genre, c’est cadeau alors arrête de chialer, point.

 

FA-BU-LEUX.

Merci beaucoup.

 

T’es hébergée gratos, de quoi tu te plains ? Nan nan, j’ai pris depuis des années ce qu’ils appellent le « Prenium », je paie mon .com vivi et cela ne m’a pas empêchée d’avoir le même traitement de faveur dégueulasse que tous ceux hébergés gratuitement.

 

Alors je vous pose la question : À quoi sert une « mise à jour » qui prend délibérément le chemin vers la médiocrité ? Bordel ? Et nous offrir des possibilités pour les retirer sans choix ni préavis ?

 

Je suis donc dans l’obligation de me dire qu’il me faudra un jour, lorsque J’AURAI DU TEMPS (remarquez cet humour sans pareil que je garde tout au fond de moi rien que pour vous) faire un vrai site, propre et simple, qui répertorie mes travaux avec leurs petites descriptions rien qu’à eux. Ne serait-ce pour mon usage personnel et professionnel. Bah ce n’est pas demain la veille, c’est moi qui vous le dis. Bien sûr que j’en ai un « vrai », mais depuis 2008 je n’y ai pas mis les pieds, ayant laissé les clefs au paternaute qui l’a réalisé et je n’ai pas envie de bousiller son travail (chose qui se respecte, et voui m’sieurs dames).

 

Sinon bon relativisons, ce n’est pas bien grave et je vais finir par m’en foutre aussi, hein. Pas de souci. Mais bon.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 14:19

Je devais faire des aquarelles

de gentils animaux aujourd’hui.


EXPLIQUEZ-MOI CE QU’IL SE PASSE

DANS CE PUTAIN DE MONDE, BORDEL.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 08:35

AAAllooorrs…

Suite aux propos répétés sur ma descendance, soi-disant qu’elle me pourrirait la vie selon mes propres dires, je me dois de rééquilibrer la balance. Heu non, ce n’est pas parce que je passe mon temps à me plaindre, que je n’aime pas mes gosses.

 

Je ne veux point affoler les futurs parents, scandaliser les «vrais» parents, horrifier les grands-parents. De là à penser que je vais modifier la natalité française, je pense qu’il y a tout de même de la marge. MAIS dans le doute, ne serait-ce vis-à-vis de ma bonne étoile qui, disons-le franchement, fait un travail de dingue et que je n’ai pas envie qu’elle me prenne pour une ingrate finie, je vais sortir l’artillerie lourde. Allons donc faire le topo sur les charmes et tendresses qui existent, lorsque l’on a des enfants. Oui, j’ai bien dit DES. Et oui, il y en a tout plein. C’est juste qu’ils sont tellement rabâchés, flagrants, prouvés et approuvés, que je trouvais plus drôle de traiter l’inverse. Au temps pour moi. Et c’est vrai que ce n’était pas follement original non plus, mais que ça fait du bien lorsque ça sort ! Arrêtons-là deux secondes de se plaindre martinefa et revenons-en à la réalité, avec ses morceaux de douceurs moelleux…

 

Bon bon bon.

Sortez les violons, accrochez-vous à vos mouchoirs, c’est parti. Je me suis arrêtée à une petite dizaine, parce que ce sont de gros pavés qui vont tout vous planter, votre ordi va crier pitié. Mais il en existe des centaines comme cela, of course :

 

- Avoir un bébé, SON bébé pour la première fois dans ses bras, c’est se prendre une monumentale claque (Mais ultra violente, hein) t’apprenant sous tes yeux ébahis, ce que c’est que l’Innocence pure et… Pure. Ce super pouvoir que tu convoitais dans les histoires SF, d’apprendre tout un domaine en trois secondes chrono, bah voilà. Tu SAIS maintenant ce que vouloir donner ta vie veut dire, d’un coup, là. Ta vision du monde en est à jamais transformée. D’ailleurs à ce moment-là il n’existe plus, le monde extérieur. Car c’est juste ce tout petit être, le monde entier. Le reste, tu t’en fous. Même la nana qui t’arrache ton placenta à deux mains, et le mec qui te recoud présentement ton épisio, tu ne les calcules -presque- plus.

 

- Avoir un bébé, c’est découvrir que des pieds qui puent, bah tu aimes ça en fait. Mais juste les siens. Et tu te shootes avec, pour d’obscures raisons insaisissables. Et t’en redemandes.

 

- Avoir un bébé, c’est revoir ses priorités vestimentaires. On lâche prise sur les tâches de vomi, on ne s’inquiète plus de la dégaine que l’on affiche, vu qu’il est impossible d’être présentable plus de dix minutes à la suite. De toutes manières personne ne te regarde, puisque t’as un BÉBÉ.

 

- Avoir un enfant, c’est revoir sa perception de l’art et de la déco. Comme c’est étrange que ce Post-it bariolé de Bic, soit mis en évidence limite encadré avec fierté sur son réfrigérateur. Alors qu’on a passé des années et beaucoup d’euros, a rendre son intérieur chic, confortable et (Croyons-nous) unique au monde. Et pourtant maintenant ce petit bout de papier vaut toutes les toiles de maîtres, tous les meubles à la mode (Et tant mieux parce que je n’ai aucun des deux, arf).

 

- Avoir un enfant, c’est découvrir de nouveaux sentiments mitigés insoupçonnés. Pas faciles à gérer lorsqu’il te récite pour la toute première fois une chanson qu’il a apprise à la crèche (Avec les gestes calculés, s’il vous plaît). Un sentiment molletonné tout chaud (Parce que c’est TON fils fabuleux qui fait ça et que c’est vraiment trop chou) qui est également extrêmement oppressant jusqu’à étouffer ton petit cœur tout mou (Parce que ce n’est pas avec TOI qu’il a découvert ça). Et bien là tu te sens vivante. À fond. Mais t’en pleurerais bon sang.

 

- Avoir des enfants, c’est se transformer en Ninja ceinture noire médaillée. Savoir se déplacer la nuit en s’accrochant aux murs, pour ne pas faire craquer ces saloperies de lattes de parquet et réveiller l’infanterie qui roupille. Avoir des réflexes de tigre pour attraper son bébé qui va se fracasser le crâne. C’est bizarre, un dixième de seconde avant, je n’étais pas de l’autre côté de la pièce à plier mon linge ? (Bon tu n’y arrives pas toujours, ce serait trop beau, hein. On est dans la vraie vie, là).

 

- Avoir des enfants, c’est ne pas basculer du côté noir obscur de la force colérique et garder sa maîtrise de soi en TOUTE circonstance. Bah tu ne te croyais pas aussi forte, ch’te le dis. Et finalement, tu t’aimes un peu plus quand tu assistes à ça.

 

- Avoir des enfants, c’est inventer de nouveaux gros mots « qui passent ».

 

- Avoir des enfants, c’est lire dans leurs yeux un amour inconditionnel. Se trouver belle et intelligente par quelqu’un qui le pense vraiment. Wow. Bon ça ne durera pas, profitons-en ces dix premières années, fissa.

 

- Avoir des enfants, dans un monde où on les respecte vraiment j’entends, c’est devenir particulièrement aware du besoin des autres. Et ne pas comprendre mais alors PAS DU TOUT, comment des masses de gens puissent se déplacer CONTRE le droit d’autres gens. En mettant leurs poussettes en première ligne en plus. Ils font la morale alors que c’est bien au sein de familles « bien comme il faut », qu’il y a deux enfants par jour qui succombent sous leur « amour ». Mais PUTAIN DEUX PAR JOUR. Je suis hétéro, j’ai fait deux mômes par voies naturelles avec le même homme, avec qui je suis depuis plus de douze ans, ça ne me permet pas de venir râler sur le projet d’amour d’autres personnes. Si toute cette énergie était utilisée pour de VRAIES bonnes causes comme Enfance et Partage ou les Restos du Cœur, oui là le monde changerait, MERDE.

 

Heu, quel est le rapport martinefa ? Tu t’égares là.

Tu mélanges absolument tout.

 

Oui mais non.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:58

En attendant de pouvoir à nouveau me jeter dans la création pure (Un jour oui, un jour) je vous livre un petit témoignage de maman (D’un enfant de trois ans et demi, et d’un bébé de onze mois).

 

Alors rien d’exclusif bien sûr, je me doute bien qu’en ayant surpeuplé la planète, beaucoup sont déjà passés par là. Et je m’estime particulièrement vernie. Mais voilà, à mon tour d’apporter une petite pierre au mausolée, confirmer et perdurer le mythe de la tradition familiale. Rappelons donc ces toutes nouvelles béatifications qui composent une jeune famille véritable (Je me suis arrêtée à une petite quinzaine, parce que ça va bien hein) :

 

- La propreté de la maison n’est plus qu’une notion très approximative (Et extrêmement fugace).

- Laver une tonne de vaisselle seule enfermée dans sa cuisine, est devenu un privilège jouissif.

- On comprend, mieux on SAIT enfin à quoi sert le verrou intérieur dans les toilettes (Vous verrez, c’est votre seule échappatoire).

 

- Plus le corps est petit et mignon, plus la quantité de choses bizarres qui en sortiront sera énorme, des immondices en découleront indéfiniment par tous les orifices.

 

- La relativité, un concept tout nouveau pour vous : Lorsque votre homme part (Fuit, fugue, s’échappe…) « une petite demi-heure», ces trois heures et demie sont pour vous interminables (Tout pareil lorsque la maman « va chez le coiffeur »).

 

- Regarder un film du début à la fin (Tout en suivant l’intrigue sinon c’est facile hein) est devenu un sport complexe, semé d’obstacles et de péripéties.

 

- En parlant de sport : Se battre pour avoir la faveur ultime d’aller suer quelques minutes en solitaire autour du lac… Bon sang oui, c’est donc ça le Nirvana.

 

- La durée de votre absence dans une pièce, sera proportionnelle au bordel qui y régnera lorsque vous y reviendrez (Vous croyiez vous en tirer comme ça, franchement ?).

 

- Vous découvrirez qu’un petit pois peut parcourir des distances insoupçonnées, lorsque quelques heures après le repas vous le retrouverez trônant fièrement sur votre table de nuit.

 

- La légende est vraie : Un enfant qui ne veut se lever le matin en semaine pour aller à l’école, sera debout aux aurores le week-end (Et bien avant d’ailleurs, oui oui).

 

- « DANS LE SILENCE » : haha. De toutes manières supporter le silence est devenu impossible car, soit quelque chose de grave risque d’arriver, soit quelque chose de grave est arrivé (Pour ton mur blanc, tes Louboutins ou tes rideaux).

 

- Flash McQueen, Trotro, t’Choupi… Sont devenus tes meilleurs amis.

 

- Vous ferez preuve d’une observation exercée, perçante et aiguisée : LA pièce de Légo de telle couleur, telle taille, telle rayure dessus. Oui, vous l’avez bien vue sous ce meuble il y a une heure ou deux. Très très utile pour mettre la main dessus rapidement, lorsque votre gosse hurlera pour avoir « celle-là qui manque et pas une autre », avant qu’il n’explose ou ne se transforme en quelque chose de terrifiant.

 

- Le week-end n’est plus synonyme de repos. Les horaires de bureau en semaine ne sont plus synonymes de travail harassant, mais d’une évasion familiale. Bienvenue dans la quatrième dimension.

 

- C’était quoi votre vie d’avant, au fait ? La grasse matinée, les soirées entre potes, la discothèque (C’est quoi ce truc ?), le cinéma, les expositions, les voyages, le lèche-vitrine… Ou tout simplement se perdre dans ses pensées pendant plus de trois minutes. Oui ça vous dit bien quelque chose, mais non. Ce n’était pas vous, ce n’est pas possible. Beaucoup trop flous (Et incroyablement beaux) comme souvenirs.

 

Bonus ultime, conseil vital : Le diable se cache dans les visages les plus angéliques. Ne vous laissez pas attendrir, c’est un piège.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 14:09

Il y a un an (Et un jour, mais on s’en fout) je venais d’entrer à l’hôpital.

Enceinte de sept mois, j’étais en pleine période particulièrement fatigante et stressante. Entre mon travail que je ne voulais pas arrêter de suite avec expositions et festivals, une angine devenue gastro de mon fiston de deux ans, et tout un foutoir à la sécurité sociale qui m’avait coupé mes droits (Comme ça oui, sans prévenir, paf).

 

Après quelques alertes autoritaires et répétées de la part de ma gynécologue, je me décidais enfin à faire une petite sieste, didon. Cela m’a permis d’être aware de mon corps et de percevoir comme des petites contractions sourdes. Pas vraiment douloureuses mais étrangement rapprochées. Lorsque l’écart entre chacune est passé sous la barre des cinq minutes, je suis allée faire un tour aux urgences, la fleur au fusil. Je pensais qu’on allait me taper sur les doigts en me donnant un cachet et que tout rentrerait dans l’ordre. Au lieu de ça, on m’a annoncé après moult expertises et visites de différents médecins et sages-femmes (Un hall de gare que j’étais) qu’il me fallait rester là bien sagement une bonne semaine, en serrant les fesses s’il vous plaît.

« Kouaâ ? Mais ce n’est pas possib’ !!! Comment je vais faire sans voir mon gamin, sans internet, sans mon atelier pendant UNE semaine ENTIÈRE ? JE VAIS CREVER ! ».

Bah en fait, j’en ai un super souvenir.

 

L’hôpital était tout neuf, clean et design. J’avais une chambre individuelle avec pour fenêtre, une baie vitrée qui remplaçait l’un des murs. J’ai passé mon temps à jouer avec la télécommande des stores pour assister à des tempêtes de neige, de magnifiques levers et couchers de soleil sur la campagne boueuse environnante, bien plus passionnants que l’écran plat installé au dessus du lit, réglable dans tous les sens lui aussi. Plus besoin de gesticuler pendant de longues minutes à la manière d’une tortue retournée, pour réussir à me lever avec mon gros bidon. Il m’a longtemps manqué ce lit. Et ces journées rythmées uniquement par les visites de mes proches, du personnel et des plateaux repas insipides. On M’OBLIGEAIT à dormir. On m’a même gardée quelques jours en rab’. Je feuilletais quelques magazines pour frimer mais en fait, je ne foutais absolument RIEN. Et c’était délicieux, seule avec mon bébé. Dans le ventre je précise car tout s’est bien terminé, il est né à trois jours du terme finalement.

 

Avec les années, je suis devenue de moins en moins nostalgique. Le passé c’est le passé et puis basta. Mais alors là je ne sais pas, j’ai une vieille mélancolie qui ressort avec tous ses souvenirs. Ils concordent en plus avec la dernière tétée officielle du petit dernier (Ça vous retourne le cerveau et les tripes, je vous le dis). Voilà une ère qui s’achève et ça fiche un coup.

 

Qu’est-ce qu’il va en ressortir artistiquement de tout ça ? On verra bien :)

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 13:07

Je suis en train d’étoffer à nouveau ma boutique.

Cela prend du temps, entre les clichés à faire de chaque article, retravailler ces mêmes photographies, s’occuper des textes en anglais et français, la mise en ligne, etc. J’ai tout plein de trucs à vendre, ça déborde de l’atelier. Des choses récentes comme mon Koala (On ne peut pas faire beaucoup plus frais) ou des choses plus anciennes comme ce dessin encadré datant des années 90.

 

J’ai une certaine nostalgie de cette époque où je travaillais dans ma chambre de bonne sous les toits, avec pour compagnie une petite ratte qui grignotait mes livres. J’étais jeune et naïve, j’avais l’espoir fou, le sentiment complètement dingue qu’être ambitieuse et avoir un bon book, permettait d’être remarquée puis éditée par une maison d’édition. Ah ah.

Cette belle époque où il suffisait d’avoir un téléphone et du culot, pour décrocher un entretien avec un directeur artistique. Ah ah ah.

 

Original à la mine de plomb sur papier (1999)

présenté dans un cadre personnalisé à la main.

En vente ici.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 09:25
Et bien tout d’abord, visiteurs avertis,
je vous souhaite une excellente année.
Quelle vous soit fructueuse à souhait
et des plus agréables.
Que vos désirs soient comblés
et vos bonheurs préservés.
 
Ça, c’est fait.
 

 

Maintenant si vous êtes pressés, vous pouvez retourner à une vie normale. Si vous avez quelques minutes à perdre, vous pouvez vous informer de ce qu’il va suivre. Un long monologue narcissique (Après tout, c’est le but d’un blog) vous exposera le programme de ces douze prochains mois chez martinefa.

 

Alors non, il ne s’agit pas vraiment de résolutions.

Déjà parce que ça fait plus de deux ans que je traîne ces sentiments mitigés, qui ont commencé par une prise de conscience violente sur la tarttitude guimauvesque environnante. Une très belle claque. Ensuite des changements ont amorcé, se sont développés et affirmés depuis plusieurs mois maintenant. Ces grands chambardements, je les voulais dans une totale globalité. La toute martinefa dans son ensemble. Pour évoluer dans mon travail, j’avais besoin que tout soit en symbiose.

Rien à voir avec la nouvelle année.

 

Avoir une second enfant, c’était bien sûr un choix.

Un choix partagé et particulièrement bien accueilli, of course. Mais je savais également que ça allait bien mettre encore le bazar dans mon planning professionnel. Je ronge donc mon frein pour l’instant, mais cela donne un bouillonnement intérieur incroyable. Les idées s’accumulent, les envies d’évoluer restent bloquées en attendant d’avoir à nouveau quelques heures à la suite pour bosser.

Je veux donc être super efficace et bien utiliser le peu de temps que j’ai parfois de libre. On a surtout la chance ma famille et moi (Je touche ma tête de bois) de n’avoir aucun souci de santé et de se la couler douce entre les couches, les vomitos et les gastroentérites de rigueur… Pourvu que cela dure, je savoure ma bonne fortune tant qu’elle voudra bien nous durer. Sans compter que mes enfants sont formidables, adorables et tous deux frappés d’une bogossitude aigüe. Je sais que tous les parents pensent ça des leurs, mais moi c’est vrai picétou.

 

Donc en quoi cela va changer pour mon travail et pour vous, chers visiteurs fidèles (Il y en a, m’assurent les statistiques en coulisses) ? Déjà, je ne veux plus créer quoi que ce soit de tarte ou de raté.  Le raté reconnu immédiatement comme tel, sera détruit sur-le-champ. Pour commencer, ce serait bien.

Je vais continuer les commandes de portraits académiques (Je n’en avais même pas causé par ici d’ailleurs) il faut bien bouffer. J’ai des rejetons qui ont faim. Et j’avoue prendre mon pied à les faire. Ensuite, j’assume et continuerai mes volumes rouillés, je les aime d’amour, je veux bien poursuivre cette voie-là. Mon « bestiaire encré » m’apporte de la satisfaction également et mes « trucs de la semaine » aussi, mais je vais bien les sélectionner maintenant. Mon bouquin en cours se trouve dans de bonnes ondes pour l’instant, donc je le maintiens à flot.

 

Mais à part ça, ‘va falloir que je fasse de vrais travaux et arrêter les trucs et les machins guimauvesques. Entendons-nous bien, je n’ai rien contre tout ce qui est féerique. Seulement de très nombreux talentueux s’y dévouent déjà corps et âmes alors que personnellement de mon côté, c’est bien moins réussi. Cela donne une bouillabaisse pas très digeste. Autant être réaliste. Je crois qu’entre ma seconde épisiotomie et tout ce que je croise sur Facebook (Non ce n’est pas lié, mais le ressenti est le même) j’en ai marre de me sentir mal cataloguée dans une ambiance qui ne me correspond plus. Si j’arrive encore à faire rêver à ma manière, tant mieux. Mais la priorité en revient à la peinture à l’huile et originaux de tous poils, destinés à  la mise en vente, un jour. (Restons pragmatiques)

 

DONC, je range mon atelier pour qu’une grande partie ne soit consacrée qu’à la peinture et aux encres (J’utilise le présent car cela fait déjà trois jours complets que je m’y attèle et c’est loin d’être terminé). Que ce soit pratique et que je puisse y entasser mes futures toiles sans être bloquée par l’impossibilité de stocker mes futurs travaux. Ça parait con, mais ça joue vachement. Et j’élimine tout ce qui m’encombre. Je fais place nette sur les matières premières que je garde pour mes prochains volumes, je sais maintenant d’expérience ce qui est vraiment exploitable et ce qui obstrue inutilement mon espace vital.

 

Le blog, je n’y publierai que des trucs qui me plaisent vraiment et plus du tout pour le remplir avec n’importe quoi. Tant pis si cela divise par dix les publications. Bon, je dirai peut-être deux/trois bêtises qui me démangent de temps en temps. Je ferme les commentaires, ils n’étaient pas très usités de toutes manières et je n’ai pas envie d’être influencée. Cela me purgera de Facebook où tout le monde cherche des « like » et autres réactions. Ça me reposera de ne plus rien attendre. Si quelqu’un a un truc important à me dire, il y a tout ce qu’il faut pour me contacter et il reste FB, c’est fait pour ça ce truc infect.

 

Pour ce qui est de mon moi à moi, je me suis débarrassé de ma masse graisseuse qui me gênait et ne me servait à rien. Si, ça entre en compte. Et je n’ai rien contre les rondes hein, c’est juste que ça m’encombre et que cela ne me va pas du tout du tout. Ça m’a pris du temps et quinze kilos en moins plus tard, je me suis coupé les cheveux, choses futiles également. Je perdais de longues minutes à les coiffer et ils s’éparpillaient partout dans l’atelier. Maintenant que j’ai récupéré mon corps qui ne m’appartenait plus depuis près de cinq ans, entre les cures pré-gestationnelles, les grossesses, l’allaitement, blabla… Je vais y faire graver mon territoire à l’encre, le rendez-vous est pris. J’ai hâte de connaître cette nouvelle douleur et de me sentir à nouveau dans ma peau. Une nouvelle peau et l’activité physique reviendra avec l’allégement du planning familial.

 

Un autre élément à me débarrasser de toute urgence : Mon manque de confiance en moi. Ça m’a pourri l’existence bien comme il faut ces quarante premières années, y’en a marre. (« Se débarrasser d’un manque » excellent sujet. Vous pouvez m’envoyer vos copies par MP)

Rien d’artistique dans tout ça me direz-vous. L’état du corps et d’esprit sont importants pour la création et ce ne sont que les changements auxquels je pouvais toucher tout en m’occupant de mon bébé. Dès que celui-ci sera placé en journée chez une assistante maternelle (Espérons pour septembre, mais je suis à la merci du choix de la mairie) je me lâche enfin.

 

Il s’agit peut-être de ma petite crise de la quarantaine.

Ou d’une espèce de coming out existentiel.

Ou je trempe un orteil dans le monde des adultes, qui sait.

Je vais avoir deux fois vingt ans cette année, ça me chamboule sûrement autant qu’à mes trente ans. J’avais également perdu une dizaine de kilos, couru trois marathons, coupé mes cheveux pour la première fois ultra courts et commencé mes volumes rouillés reconnus maintenant comme « Steampunk ». Ajoutons à cela la perte d’êtres chers, deux grossesses et une décennie, ça vous bousille une bonne femme. Alors je me prends en main et me reconstruis. Plus de temps à perdre, merde.

 

J’espère que j’évoluerai. Dans le bon sens, pourquoi pas.

Je ne compte pas tomber dans le morbide qui effraie la bonne famille comme il fût un temps, mais je ne veux plus frôler ce qui ne correspond plus ni à mon état d’esprit, ni à mon âge. Le culcul la praline dans lequel j’excelle, sera à l’avenir réservé à la sphère familiale, pour mes bébés à moi. Si ça déborde ici sur le net, fouettez-moi.

Si je vous raconte tout ça, ce n’est pas pour vous infester dès le début de l’année, mais pour m’engager d’une certaine manière à tenir mes décisions avec ténacité et à garder ma détermination intacte au maximum.

 

Voilà, c’est tout pour le moment.

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 16:10

Pour ceux qui n’auront pas l’occasion

de passer à L’Antre-Monde d’ici au 30 novembre,

voici un mini aperçu de la mini exposition martinefa

sur les Portraits Volumiques :

(Frérot, tu noteras que je ne suis pas encore

en possession du 650D, c’est JJstaïl qui s’en occupe,

‘mieux vaut ne pas être pressés ;) )

 

Par ailleurs, rien à voir,

meuhkeskeucèkeuça ? :

 



 

Une martinefa perdue dans un décor

du dernier long métrage de Tim Burton ?

Bèh oui et je n’ai même pas usé

et abusé de Photoshop pour une fois !

 

C’est lors de la dernière exposition à la Défense,

visitée in extremis, consacrée au travail

autour du film d’animation Frankenweenie,

que cela était possible !

(Un très bon reportage sur le sujet ici,

pas la  peine de faire doublon…)

Se faire tirer le portrait

et l’emporter à tout jamais

comme précieux souvenir…

C’est qui la fan Burtonienne qui fût

la plus heureuse ce jour-là ? Hum ?

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 18:05

- Bon -

Pour les coutumiers de ce blog,

cette absence injustifiée de quinze jours n’est

effectivement pas dans mes habitudes.

Et non, ce n’était pas des vacances.

Mais des événements « dans la vraie vie »

ont eu raison du rythme que je tentais de garder

à savoir, un post tous les deux/trois jours.

 

J’en ai donc profité pour faire un bilan de mi-année.

Il ne se révèle pas très concluant à mes yeux

et même plutôt absurde : J’en étais devenue apparemment

« esclave » de ce blog, vouloir à tout prix publier régulièrement

(Et pour qu’elle raison, franchement ?) s’en était devenu anxiogène.

Le « truc de la semaine » n’amuse que moi

et demande beaucoup trop de temps, d’énergie pour…

Rien en fait.

Et maintenant que j’ai touché à la sphère « Facebook »,

je me rends compte à quel point rien d’autre n’existe en dehors.

Les internautes n’ont pas le temps de faire le détour

à l’extérieur, de s’intéresser à autre chose.

Quelque part, je me sens libérée.

Et ce n’est pas JJstaïl qui me contredira,

vu que cela fait des années qu’il me fait la guerre

contre « cette perte de temps ».

 

Je vais donc utiliser ce blog

comme il le faut, à titre informatif.

La « niak » de vouloir publier régulièrement,

cette discipline que je m’imposais

reviendra peut-être,

mais ce n’est pas d’actualité en ce moment.

- voilà voilà -

Published by martinefa - dans martinefa blabla*
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 06:32

Bonne nouvelle !

 

Bureau 21, la galerie Tourangelle

ouvre enfin ses fenêtres sur le net !

Avec un panel de 1500 images de 41 artistes, illustrations,

photographies, éditions limitées et originaux, les esthètes

ont maintenant tout le loisir de remplir leur panier de

reproductions haut de gamme à des prix accessibles !

Et tout ceci sans bouger de son fauteuil préféré !

Venez découvrir des œuvres majestueuses

réalisées par des talents certains comme

Manchu, Hubert de Lartigue,Cali Rezo, Yoz…!

Et martinefa. (Ne me demandez pas ce que je fous là ^^)

 

Enjoy !

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